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Provence-Alpes-Côte d'Azur

©2018 by Bee'Osphera.

Planète en fête 🌺 

 Samedi 22 Juin 2019 

💋 OUVERT AU PUBLIC 👨‍👩‍👧‍👦


Journée sur la protection environnementale🌴 et la défense animale 🐹 au Domaine Tropez à Gassin organisée par NALA 83 et le Domaine de Tropez.

🌍 * 30 Associations présentes dont Bee'Osphera * 🌍


🌺 Nos ateliers: la vie de la ruche et dégustation de miels🌺

🥗 Veggie Food Greedy Truck & La petite noisette food truck * Musique 🎶 * Animations ☀️ * Mini Mokes Fred Sereul 🚗 * Tombola 🔖 * Collecte de nourriture 🦴 * Barbapapa 🍭 ...

 
 

Voici les dates de  l'été  pour les visites commentées de la ruche urbaine d'observation à Lorgues

Save The Date

 
 

Le 30 Juin

au rond point des gilets au Cannet des Maures, venez  retrouver nos ateliers et rencontrer les acteurs qui luttent au quotidien au

« Forum des Convergences Citoyennes ».

 
 

~Actualités~

Bilan de notre parcelle

Etat initial


1 Situation :

zone (A, protégée)


2 Historique: 

Cette parcelle a brulé lors de l’incendie qui a ravagé dans les années 90 des 100ène d’hectares sur Lorgues et ses alentours. Suite aux feux, le pin d’Alep, essence pyrophile par excellence, s’est développé rapidement

Elle fut cultivée puis rendue à la forêt lors des guerres du XX siècle …



3 Cortège floristique:

La parcelle est densément couverte de pin d’Alep (baliveau) avec beaucoup de romarin sous son couvert. Comme souvent dans le secteur de la Provence calcaire, les chênes verts et blanc s’installent aussi (rejet après le feu ou semis naturels). La viorne blanche ou laurier tin les accompagnent ainsi que le lentisque, les cistes, la filaire… Par endroits l’on rencontre aussi l’arbousier et la bruyère arborescente, preuve que dans certains secteurs le sol est plus acide (poche de décalcification dans le calcaire ou schiste). Nous sommes en présence du cortège floristique classique de la garrigue à romarin

4 Topographie, sol et climat:

Située au sommet d’une colline, avec une faible pente, le peu de matière organique existante aura tendance à être emportée par les pluies pour être déposée sous forme de sédiments en contre-bas. La couche arable est d’une épaisseur ne dépassant pas les 15 cm (cf photo) puis l’horizon suivante est composé principalement de cailloux calcaire… Le pin d’Alep et le romarin s’y plaisent, leurs racines ne vont pas en profondeur. L’une des complications d’avoir une dominance de pin d’Alep est la tendance à acidifier le sol (podzoliser) en détruisant les argiles. En effet, les tests du boudin et de sédimentation révèlent un teneur quasiment nulle en argiles. Or les argiles sont essentielles dans notre climat méditerranéen aux périodes sèches longues car elles permettent de mieux retenir l’eau dans les sols. L’évaluation pédologique trouve un sol de type calcaire.

En 2019


Notre parcelle, base du projet, porte tous les espoirs de Bee’Osphera. Nous souhaitons y installer nos ruches et celles de notre rucher partagé, mais aussi y accueillir les gens nous soutenant. Hors voici les quelques points importants notés lors de nos premières visites d’observation :

  • Quasiment aucune terre arable

  • Aucune trace à l’œil nue d’organisme dans le sous-sol (ni régulateurs ni ingénieurs physiques) des 6 premiers trous effectués

  • Sol calcaire avec cailloux remontant à la surface et présence de calcites en profondeur

  • Pratiquement aucune capacité de rétention d’humidité

  • Aucun point d’eau à proximité

  • Première nappe d’eau estimée à plus de 30 mètres de profondeur

  • Orientation idéale : Est-Ouest. Néanmoins la parcelle est largement ombragée dû à la couverture arborescente actuelle

  • Etés secs et aux températures élevées (35°C à 40°C), gels fréquents en hiver

  • Présence importante de sangliers

  • Prédominance en Pin d’Alp 

Il nous faut donc ouvrir ce milieu où le pin d’Alep a pris ses aises pour y prévoir en premier un coin pour les ruches mais aussi  un espace pédagogique de découverte des espèces mellifères, un abris pour stocker et pour transformer les produits de la ruche, un point d’eau … Nous avons donc du travail sur la planche !

Tout d’abord gérer la faible fertilité du sol et le manque d’eau : nous devrons régénérer le sol de la parcelle pour pouvoir apporter de la fertilité et mettre en place un système de récupération d’eau de pluie pour arroser nos plantations (herbacées et arbres mellifères). Nous allons utiliser le principe de paillage avec du BRF et de la culture en buttes-lasagne pour les plantes potagères. Ces deux techniques apporteront de l’humus lors de la décomposition, diminueront l’évaporation du sol et le protègeront de l’érosion lors de pluies violentes.

Dès la fin de nos premiers chantiers d’ouverture du milieu, nous allons broyer touts nos rémanents  inférieurs à 8mm de diamètre. Ce broyat sera laissé au sol pour un compostage et une protection du sol.

Notre parcelle est en « zone rouge » et doit être entretenue pour la préserver d’autres incendies : nous procéderons au débroussaillage judicieux en favorisant les feuillus face aux résineux, l’élagage de branches basses et l’espacement des arbres. Toute matière organique prélevée sera mise au compostage pour fertiliser et restructurer cette terre appauvries et affaiblies.


Nos premiers chantiers:


En janvier 2019, nous nous sommes lancés dans l’ouverture du milieu armés de débroussailleuses, tronçonneuses et élagueuses. Une fois la parcelle un peu dégagée et les tas de bois regroupés en attente de leur utilisation future, il a fallu trouver l’emplacement pour planter nos premiers arbres mellifères…


Là, nous avons réalisé que la roche mère calcaire était vraiment très proche de la surface. La barre à mine et la pioche ne suffirent pas à faire les six trous malgré les ampoules ! Le marteau piqueur fut appelé à la rescousse mais nos trous resteront de faible volume, les arbres devront œuvrer par eux même pour s’implanter. A nous de les aider les premières années, surtout pendant les périodes de sécheresse, en leur apportant l’eau qu’ils n’auront pas encore pu aller chercher en profondeur et en protégeant leur pied du desséchement.


Remarquant la très faible présence de passereaux, nous avons installé des boules de graisse avec des graines. Pour l’instant pas de visite, nous les troublons sans  doute avec nos chantiers et notre transformation du milieu.


D’ici la mi-fevrier, nous allons louer un broyeur afin d’éliminer les branches inférieur à 8 mm de diamètre. Heureusement, le travail préliminaire a été bien fait et nous avons déjà des tas tout prêt à passer dans la machine. Après cette étape nous y verrons plus clair sur notre parcelle et nous  pourrons choisir l’emplacement qui accueillera les ruches. Il sera rapidement clos afin d’éviter que les sangliers nous les renversent et surtout pour mettre aussi quelques poules qui les protègerons des frelons asiatiques.


Les étapes mentionnées seront décrites en images bien sûr, nous vous donnerons des nouvelles très prochainement